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15.10.12
20.6.12
19.6.12
Poème en C
Capitaine Couché
la Cartouchière à
ses Côtés
dé-Culotté
Caressé
Cravaché
mes Crocs
ta QUeue
tu Cries
Canaille
23.3.12
Poème en F
Fable
Fichtre !
Hef,
ma folie, ma fureur, mon frisson.
Mon fougueux, franc et fidèle fantassin:
Fila sans coup férir,
faisant fi de sa femme.
Fredonnant et frivole,
sans foi ni loi,
Il fit fortune avec un fil fondu.
Forban ! Flibustier ! Fripouille
Fornicateur ! Fourbe !
Ficelé par la grande Faucheuse,
le feuilleton finira
en fait-divers.
9.5.11
Jeu Erotique #5 - Le diable empourpré / Episode 4 et fin
« Monte la maintenant » C’est Satan qui dirige le duel. Je fais comme il me regarde ; lui suce son con détrempé, enfonce mon pouce dans son cul, frotte nos sexes l’un contre l’autre. « Regarde comme je la prends, je barbouille mon cul de son écume, enfonce mes ongles dans sa chair opaline, y imprime les traces pourpres de ton regard ». La queue du diable gonfle à nouveau. Je continue de maltraiter consciencieusement le corps de la belle. Je sens mon sexe congestionné, près à éclater à chaque fois que j’effleure la cuisse douce de Martine. J’attends que Satan vienne me décharger. Il s’approche enfin et me prend brusquement sur elle, et à chaque fois qu’il me pénètre, c’est comme s’il rentrait dans un étau. « Fesse moi, fesse moi » je criais. Maintenant je pleure, Martine caresse doucement mes fesses écarlates et endolories. Je ne peux plus me retenir. « Attends, attends encore». Il me prend avec sa langue fourchue et je gicle dans ses yeux.
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| illustration de Robert Geret |
2.5.11
Jeu Erotique #5 - Le diable empourpré / Episode 3
Satan ne dort plus. Il ne pleure plus. Il est furieux. Il déchire ses liens et se jette sur Martine. Ligotée sur la table, les jambes écartées, à la merci du diable... Je reste coite, amusée, et ne réponds pas aux appels à l’aide. Il s’attaque alors à la belle. En un bond il est sur elle, et tout en la baisant, me fait danser du regard. Il enfonce sa queue dans la bouche brulante de Martine. « Salope, pute, chienne ». Bien obéissante elle suce bruyamment la queue du diable. Les éclairs violets accélèrent la cadence ; je danse plus vite pour lui, sans le quitter des yeux. Le cul de Martine englouti son sexe, il l’étrangle doucement, elle jubile . « Baise moi baise moi baise moi». Il saute à terre. Il se branle doucement, l’autre main posée sur le sexe rouge de Martine. Je vois les cheveux roux flamboyants s’approcher. Je recule. Le feu s’avance. Il me propose de jouer avec lui.
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| illustration de Robert Geret |
28.4.11
Jeu Erotique #5 - Le diable empourpré / Episode 2
Nous attachons Satan pour la soirée. Endeuillé, endormi, docile et immobile, nous le déshabillons. Accroupie au-dessus de lui, Martine m’embrasse et glisse ses mains sous mon tee-shirt, elle presse mes seins et me lèche le visage, tire mes cheveux en arrière et lape mon cou. Je retrousse sa jupe, elle déboutonne mon jean. J’enfonce mes doigts dans son sexe trempé qui se contracte. Ses seins frôlent le torse de Satan à chacun de mes va-et-vient. Nous nous attaquons au diable. Je lui lèche les couilles, Martine le prend dans sa bouche. Sa salive coule sur mon visage. Nous le suçons et le frottons jusqu'à qu’il bande. Une fois sa queue bien raide Martine le chevauche en poussant des petits gémissements de petite salope, je lui prend ses seins et frotte mon sexe contre la bouche douce et humide du diable. Elle n’a pas encore passé son tour que notre jouet commence à gémir lui aussi.
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| illustration de l'ami Robert Geret |
26.4.11
Jeu Erotique #5 - Le diable empourpré / Episode 1
(Les contraintes de l'ami Jacques: un bar, un homme qui vient de perdre son père, un somnifère puissant)
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| illustration de l'ami Robert Geret |
11.3.11
Jeu Erotique #4
Le lieu: un avion
Le personnage : Une femme de 40 ans nymphomane
L’objet : un gilet de sauvetage
Elle s’arrêtait à Amman, rejoindre son mari et ses enfants. Je ne voyais pas son visage, voilé, mais son regard était explicite. A peine installées, déjà passionnée, elle me posait une foule questions, sur la France, l’amour, une façon de vivre européenne. Elle était fascinante, alternant vie de famille et voyages soupapes d’air et de sexe en Europe. Elle me parlait de souvenir, de sexe et buvait discrètement le whisky que je demandais à l’hôtesse. Elle m’a tout de suite plu. J’essayais de deviner son corps avec le peu d’indices que donnait son vêtement : une rondeur, un creux, une courbe. Je brulais sous son regard sensuel, presque indécent alors qu’elle dévorait ostensiblement des yeux mes jambes, mes bras, mon cou, mes cheveux. Elle s’est approchée, comme pour me dire un secret. Tu aimes les femmes. Une question, une affirmation ? Je n’ai su que bredouiller. Tu es très adorable. J’étais dans tous mes états, le whisky faisait effet, j’étais un peu énervée, j’avais envie de fumer une cigarette, je me sentais de plus en plus excitée, je croisais les jambes, c’était intenable, je les décroisais. Et cette femme qui me regarde, je ne peux voir que ses yeux ardents, je voudrais la déshabiller, voir son corps entièrement dénudé, malaxer sa peau de caramel, gouter son odeur un peu aigre, un peu sucrée. Elle a enlevé ses gants. De longues mains fines que j’aurais pu briser. Elle a défait la partie du voile qui cachait des regards son visage. Pommettes hautes, lèvres épaisses et saignantes, nez frémissant, menton triste. Plus âgée que je ne l’imaginais. Elle s’est définitivement rapprochée de mon cou et me chuchotait à l’oreille, que j’étais, adorable donc, et puis belle, que je sentais bon, que tous le monde dormait, qu’elle avait ses mains sous sa robe, que personne ne la voyait mais qu’elle se caressait, qu’elle était toute mouillée, qu’elle avait envie que je me caresse, que j’arrête de faire ma sainte nitouche, que je ferme les yeux. Elle nous a recouverte de couvertures air France, a fait glisser sa main le long de ma cuisse, elle a attrapé mon genou, l’a attiré vers elle, a repoussé l’autre du cote opposé, a remonté ma jupe, sa main était fraiche sur mes cuisses, je frissonnais, je sentais ses ongles rentrer dans ma chair. Elle a craché dans sa main, a commencé à me presser le clitoris. La tension à son comble. Je bois du whisky pour me donner du courage. Elle était un peu tarée. Et à son jeu, je perdais moi aussi les pédales. Je voulais l’étrangler, je pétrissais ses seins, accablais son ventre, brusquais son sexe dévorant d’un doigt, puis deux, puis tous, elle pleurnichait de plaisir, son visage se tordait de joie. Mon sexe essayait d’aspirer ses doigts, j’en voulais plus, mon bassin en avant, puis en arrière, je cherchais ma position de guerrière, j’étais trop basse, trop loin, j’essayais de me surélever avec mes mains, c’est le gilet de sauvetage qui me sauva, je le plaçais sous mes pieds, mon corps se trouva en accord parfait avec les mains de Zeina, qui me fouillait frénétiquement, elle rentra son doigt dans mon cul, elle me faisait jouir avec une facilité déconcertante, j’ai perdu la tête, me suis mise sur la moquette qui me brulait les genoux, je lui léchait son sexe velouté, je frottais le mien contre le gilet de sauvetage avec acharnement essayant d’atteindre un énième orgasme qui explosa. Mes dernières forces capitulèrent. Zeina en voulait encore. Les hôtesses de l’air nous jetèrent des regards furibards. Je m’endormis.
11.2.11
Jeu Erotique #1
RÈGLES DU JEU: Écrire un texte érotique à la première personne. Celle des deux qui n'écrit pas impose librement:
Le lieu: Une forêt
- le lieux où se déroule l'action,
- la personne avec qui se déroule l'action (sexe et caractéristique de son choix)
- un objet qui devra être utilisé de manière érotique.
PREMIER ROUND
Le lieu: Une forêt
Le personnage: Un homme qui parle une langue étrangère
L'objet: Une tartine de fromage de chèvre
J’avais l’alcool triste cette soirée là, je les découvrais odieux, ils s’écoutaient parler et ils avaient des petits paquets de bave séchée aux coins des lèvres. Je suis sortie, j’ai claqué bien fort la porte, et ça m’a apaisé. Il ne faisait plus très chaud mais j’ai enlevé mes chaussures pour marcher pieds nus. J’entrais dans la foret, je sentais l’haleine moite de la terre ; et les arbres respirer. Il était brun, il parlait avec ses mains, il était italien ou bien grec, je n’ai jamais su. Il sortait, inévitablement lui aussi, de la soirée ; mais je préférais croire qu’il sortait de nul part. Il a étendu sa veste sur l’herbe embuée, il ne m’a pas déshabillé, il a juste retroussé ma jupe, il me léchait à travers ma petite culotte, je fermais les yeux et m’appliquais sérieusement : m’imaginer entourée d’autres hommes, italiens et grecs, en train de me caresser, de se caresser, de se branler au-dessus de moi, plusieurs mains me caressant, plusieurs bouches me mordant, je leur parlais dans mes pensées, j’étais grossière et vulgaire. Je sentais poindre l’orgasme, je n’étais plus que tressaillements, je lui tenais résolument la tête, qu’il ne s’arrête pas, qu’il continue et me laisse imaginer mes petites saynètes salaces, pleine de leur foutre imaginaire qui dégouline entre mes seins, sur ma bouche, dans mes cheveux. Il a finit par me retourner, il m’a déconcentré, je le sentais derrière moi, il était lourd et respirait un mélange épicé de sueur, de rhum et de clopes industrielles. J’avais froid, j’ai remis mes chaussures ; on est rentré, j’avais les cuisses qui collaient. On a dormi enlacé sur un matelas une place comme des collégiens. Il ne parlait pas, il me caressait le bras, me serrait la main. J’avais la tète qui tournait. Quand je me réveille, il est debout adossé contre le mur. Il me regarde violemment et il mange. Il est nu, je l’observe, et il bande. Son sexe en érection est gorgée de sang, violacé. J’ai l’impression que sa queue va exploser. Son regard m’excite, il me regarde avec conviction, explore mon corps minutieusement avec ses yeux, presque gravement. Je ne crois pas qu’il m’ait parlé, il m’a juste donné sa tartine et cette fois-ci il a arraché ma culotte. Un peu dans les vapes, je me retrouvais à moitié nue, une tartine de chèvre à la main, la langue d’Andrea, ou bien était-ce Kostas, faisant des aller-retour entre mon cul et mon sexe, et son nez, et ses pommettes, et son menton. J’avais l’impression d’être une star de cinéma. Ça me plaisait pas mal; de me faire lécher au petit-déjeuner, je n’étais pas complètement là, et j’essayais même de me concentrer sur ce que je mangeais. C’était savoureux. Il aimait ça, je l’entendais gémir, je le voyais se tortiller contre le lit. Il glissait ses mains partout. Il m’empoignait les fesses, et délice suprême m’enfonçait ses doigts dans les deux trous à la fois. J’ai cru que j’allais m’étouffer. J’avais l’impression de lui baiser la bouche avec mon sexe, je me pinçais les tétons jusqu'à m’en faire mal. Comme si il n’en avait pas assez de toute ma chair, il se cramponnait, s’agrippait à mon corps comme à une bouée de sauvetage. J’ai jouis désespérément. Puis j’ai finis la tartine ; il me regardait toujours aussi sauvagement, il était beau comme un pirate, avec ses belles lèvres pleines et sucrées et luisantes. C’est certain, s’il avait pu, il m’aurait tartiné de fromage.
Quelqu'un d'autre veut jouer avec nous? Envoyez nous vos contraintes...
29.6.10
FROM bruxelles-to-albi TO port-au-prince
Tu débutes une correspondance wild-cherry-girl. Je pensais pouvoir m’en sortir en postant quelques photos… Et bien qu’à cela ne tienne, voici mon récit:
(Bruxelles alias le beau rodecker)
Place sainte-Catherine et dans toute la ville il n’y a plus que des putains de vitrines: des filles de plastiques à quatre pattes, bouche entre-ouverte, nous vendent des vêtements de papier. Il n’y a plus non plus d’omnibus; et ce qui reste du canal, ils vont en faire une promenade. On s’y promène déjà pourtant. Il faut croire qu’on s’y promènera mieux.
Ca fait une éternité que je n’ai pas dessiné et mon nouveau carnet prend la poussière. Des étoiles, on n’en voit plus. La pleine lune m’empêche de dormir et le faiseur de rêves aussi. Dans le désert on inventait des contes. A Bruxelles on se raconte des histoires mais en fin de conte on ne se dit rien. Derrière les contraintes, les barricades des mots, et sous les pavés, encore et toujours des pavés.
Tu es partie dans un pays où tu risques ta vie. Je reste risque mes envies.
Ma nouvelle copine Desi chante quand elle parle et danse quand elle marche, elle vient d’un pays lointain. Elle a aussi un faiseur de rêves et on se raconte nos histoires. Et ces histoires finissent mal. En général. Alors on va voir des spectacles de danse contemporaine où les danseurs ne dansent pas. Et on rencontre des Giuseppe à tous les coins de rue, il suffit d’ouvrir les yeux, et de fermer la bouche.
(Albi alias le bouquet mystère)
Ca résonne et si j’y regarde de trop près j’ai des haut-le-cœur, alors je regarde de tout en haut.
J’ai retrouvé la boite à bijoux de ma grand-mère. C’était mon trésor des vacances d’été. Avec ce même plaisir chaque fois intact je l’ouvrais et je manipulais précautionneusement tous ces objets précieux. Ca m’occupait des après-midi entiers. Aujourd’hui, je ne sais par quel effet, le coffret se retrouve à Albi. Je l’ouvre et il y a cette odeur qui me prend à la gorge: mélange d’Antibes, de grand-mère, de gaufres et d’anti-fourmi. Surtout de grand-mère.
Puis j’ai retrouvé la jupe à pois que je portais le jour de la rentrée de 6eme. Oui, sauf que tout le monde était en jeans. J’ai aussi retrouvé des dizaines de lettres de Brad. Il dessinait de gros cœurs rouges sur les enveloppes et m’appelait burgergirl.
A Albi le ciel est bleu-acier-neige-rose-orange-explosions-de-soleil, c’est beau comme une prison qui brûle, sous de tels cieux je suis autiste.
J’y vais à reculons mais j’y vais. Je suis quand même une fille sympa. Mon frère tant aimé me traite de trainée, alors David me rappelle que je suis aimable et toi, insensée que tu es, tu me dis – quand je suis au bord de la mer tout au bout de ses rouleaux - que je suis extra-ordinaire.
(instincts de jeu et phénomènes esthétiques)
Au jardin des plantes à Toulouse, Christian met le carton perforé dans l’encoche, et tourne la manivelle. Avec son limonaire, il chante Aznavour, Ferré, Ferrat et Vian. Avec Panthère on danse la valse. La misère est-elle vraiment moins pénible au soleil? Christian il nous raconte que plus personne ne danse, plus personne ne chante, qu’avant les gens s’arrêtaient et dansaient et chantaient. Alors nous on chante avec lui, on gueule presque et on chante faux alors on arrache quelques sourires étonnés. Ils n’ont pas le temps ils sont pressés, pourtant c’est Dimanche et ils mangent des glaces italiennes. Ca deviendrait presque un métier risqué, les CRS ont fondu sur lui quand Mr Président était dans le coin et qu’il a mis le Déserteur : ils ont vu ça comme une provocation. Il nous dit que les flics et les prêtres ça lui file la nausée et que les seuls gars en noir qu’il respecte ce sont les Anar. Il a les larmes aux yeux quand il nous dit un peu de toutes ces 60 dernière années à chanter dans la rue. Il est un peu comme un arbre, il en a vu passer des choses. Alors nous en cœur on chante Ferré, il n’y en a pas 1 sur 100 et pourtant on existe.
Mwen songe empil wu, On ti bo
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