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3.7.12

Humeur du jour : Communiquons

Pardon, oui… je te parle… Quoi ? Tu ne dis rien… tu écoutes. Alors, je reprends... Je crois que tu n’as pas bien interprété, je n’ai pas dit ça. Comment j’ai changé d’avis,  tu veux dire ?  Non, enfin peut être oui, un peu. Je pense que je ne l’ai pas dit, ou pas comme ça, c’est sur. Je te l’accorde, surement pas bien. Disons que tout cela se mélange, mais ce n’étais pas mon but, ça tu l’entends... Coupure.
Hein, pas facile, non ça c’est bien vrai. Mais je n’arrête pas de te le répéter, tu ne veux pas changer d’idée. Ce ne correspond pas à ce que tu pensais. Stopper ? Mais pourquoi ? Mais si on se comprend… ou pas, peut être pas. Oui je me tais,  j’ai essayé, pas réussi, je le sens…Ça dépend ? Mais de quoi, ta journée, avant, ce qu’il s’est passé avant, on avance, tu crois ? Comment ? Trop loin ?
Je ne crois pas, je refuse, parle, je ne t’écoute plus, de toute façon je n’ai rien dit. Lâcher prise, mais pourquoi tu te répètes? Je ne comprends rien. Et ben OK ou plutôt  non, je ne veux pas!... Je ne sais plus, oublie ça de toute façon, ça n’a pas de sens. Pas si facile, et ben alors OK n’oublie pas, comme tu veux... Je ne me suis pas bien exprimée peut être, c’étais claire pourtant ? Dans ma tête oui… On ne va pas essayer encore… peut être avec les mains… allons –y …Coupure.
Comment ? Non je sais plus ce que je voulais dire maintenant, enfin ce n’est peut être pas le plus important, ha mais toi tu sais, alors vas y montre moi. Alors là tu n’y es pas du tout, non tu vois ce n’est pas ça, je recommence. Mais, tu ne vois pas que j’essaye. Alors je t’écris, tu me lis… Coupure.
Plait-il, je fatigue, énervée, ce n’est pas de ma faute, mais non tu n’y es pour rien non plus, toi non plus tu n’as rien dit. Évidemment je t’écoute. J’ai rien entendu, je le fait exprès, oui comme d’habitude. Aie tu me parlais, mais moi je pensais, alors pourquoi tu le dis, en fait tu l’as pas dit, mais on en est où?...Coupure.
Hein, je ne sais plus, oui, ça fait un moment déjà, un autre jour peut être… Je ne sais pas faire, toi peut être, je perds mes mots…Coupure.

…N’en parlons plus, je crois qu’on s’est comprise.

25.6.12

Humeur du jour


Vite, cours, attention, il s’échappe. 
Vite, cours, rattrape le, serre le encore, oui tout contre toi, comme ça, dis lui que tu ne te sens pas complet sans lui. Les gens ne diront rien, ils se moqueront légèrement peut être…. Ridicule… je ne sais pas, puisque tu l’aimes tant. Ha non, moi je n’en veux pas, n’aies pas peur. Oui, je le trouve exaltant, excitant, déroutant. Mais non je n’en veux pas ! Il te rend fou parfois…. Quelqu’un d’autre semble le convoiter ? Lui casser les jambes, à qui ? À l’autre ? Pour le récupérer ? Lui crever les yeux je trouve ça mieux…moi… non je te l’ai dit je n’en veux pas. C’est vrai, d’ailleurs je n’en ai pas moi-même, ou peut être un ou deux très bien cachés et certainement quelques-uns un peu  magiques, et puis… je n’ai jamais trop compris comment ça fonctionnait. Certains me sont tombés dans les bras parfois, mais je les abandonnais rapidement au coin d’une route. En fait, je n’ai jamais voulu les garder, je finissais toujours par les jeter dans les bras d’un autre…

C’est pour ça je te regarde, oui je t’observe, tu m’intrigues, tu en convoites un autre, plus grand encore… alors pourquoi ne pas quitter celui là ? Ha oui tu l’aimes aussi, tu en voudrais plusieurs. Oui très heureuse puisque je te l’ai dit. Et puis les petits sont les pires pour moi, ils sont si petits que les gens ont sans cesse peur de les égarer. Je les vois, ils sont comme toi, tout d’un coup, ils s’agitent et se mettent à jouer comme dans un opéra comique, d’ailleurs les spectateurs se lèvent à la fin de l’acte, et tu les verras même applaudir parfois, moi… j’ai toujours regretté d’avoir payé ma place.

Souviens toi, au début, plusieurs fois je n’ai pas vu le tien, je ne faisais pas attention. Souviens-toi comme tu me l'a brandis d’un coup, d’un ton sévère. Et puis tu as tourné les talons décidé en criant « c’est le mien » ! » Tu me le prête… pour m’amuser, pour t’excuser, jusqu’à demain, mais que vais-je en faire de ton petit pouvoir ?


10.3.11

Jeu Erotique #3



Le lieu


Le personnage

L'objet


  
La même table, comme tous les soirs. J’étais là sans trop savoir pourquoi. Souvenir d’un autre monde, lumières calfeutrées,  champagne pétillant, artifices illuminés et sadiques. J’imaginais tous ces rêves étriqués qui encombraient cette salle. Paris, le cabaret, les plumes, la nuit, le psychédélique de toute la clique.
Je restais fascinée par ces danseuses déguisées, dernières images érotiques d’un monde sans imagination.
A ma table des hommes, beaux, prometteurs... Sur scène des femmes belles, inaccessibles….

Soudain j’aperçus sa bouche parmi les ombres.
Ses lèvres bougeaient moelleusement comme si elle était en train de déguster un fruit, j’apercevais sa langue de temps en temps. Emoustillée, je pris la direction de son menton, rond comme une fesse de femme. Puis je descendis mon regard jusqu’au creux de son cou, j’imaginais son odeur, mélange de vin rouge et de parfum félin.
Les conversations continuaient à ma table, ennuyantes, des hommes beaux prometteurs regardant des femmes belles inaccessibles. Je nous inventais des jeux érotiques. J’imaginais ma langue qui parcourait son cou. Je continuais mon chemin, le creux de son épaule…

Je fus troublée, déconcertée dans mon itinéraire, j’aperçus une masse mécanique. Cette femme m’intriguait. Je la trouvais tellement belle, tellement femme. J’aimais sa robe fendu jusqu’à la moitié de sa cuisse, j’aimais ses longues boucles d’oreilles qui caressaient parfois ses épaules, j’aimais sa façon de fumer du bout des doigts, j’aimais sa bouche brune. Et pourtant je découvrais son bras mécanique, froid et moderne… J’imaginais les milles vies et les milles amants de cette femme dont le dernier lui aurait arraché le bras de désir. Je me demandais si elle avait déjà eu envie d’une femme, si elle avait déjà pris une femme. Je pensais que oui … surement trop belle pour être honnête.
Mon regard se faisait intense et indiscret, elle me démasqua. Elle me sourit, je l’entendis me chuchoter «  vas y continue, déshabille moi, j’aime ce que tu me fais ». Je fus gênée à mon tour et devais trouver un stratagème, plutôt drôle et cynique pour retomber sur mes pieds. Je partis vers le bar, et demandai à ce barman à plumes et paillettes d’apporter une clé de 12 à la femme en noir accompagné de ce mot :
« Me laisseriez vous démonter votre bras ».

J’observais le ballet du barman jusqu’à elle. Conversations toujours ennuyantes. Hommes prometteurs à ma table… Femmes inaccessibles sur la scène. Elle sourit à la lecture du mot, elle déposa la clé au creux de ses seins ronds, et caressa doucement ses tétons qui se durcissaient sous le froid du métal, puis, elle fit descendre la clé jusqu’a la fente de sa robe et me laissa admirer le haut de sa cuisse. Je voulus traverser cette salle, en furie, et réduire en miette tout ce qui se trouverait sur mon passage.

Je désirais furieusement être cette clé, toucher ses seins, ses fesses, je voulais lui arracher sa robe avec mes dents. J’aurais voulu qu’elle me touche à son tour avec son bras froid et métallique, j’aurais voulu l’entendre crier au milieu de ce cabaret qui nous emmurait. J’aurais voulu que nous nous jetâmes dans les plumes et les paillettes, je voulais la sentir, je voulais fourrer mes doigts dans chaque creux de son corps, que nos sexe se collent, que nos clitoris s’entrechoquent l’un contre l’autre, je voulais regarder sa bouche s’entrouvrir, je voulais voir la courbure de ses reins. J’aurais voulu entendre son cri quand elle aurait joui. Je sentais déjà ses doigts s’enfoncer dans ma chair, me griffer, je la sentais s’agripper à moi et me mordre les seins. Je sentais sa langue dans ma bouche, sur mes lèvres, sur mes cuisses. Je la sentais se frotter contre moi, je sentais son odeur, ses cheveux qui masquaient son visage…

Mais je restais là,  à la même table comme tous les soirs. J’étais là sans trop savoir pourquoi.

12.2.11

Jeu Erotique #2




Le lieu: Une voiture
Le personnage: Un jeune puceau
L'objet: Un miroir



Nous allions vite, trop vite. Il voulait me montrer qu’il était un homme. Pourtant il laissait transparaitre tout de sa jeunesse et de son impatience. Cela m’amusait et je me prenais au jeu de la séduction. Je sortis mon miroir et entrepris de me remettre du rouge à lèvres. Je voulais le rendre fou de désir et accentuais chaque geste sensuel à l’extrême. Je sentais son regard anxieux et troublé se poser sur moi, cela m’excitait terriblement. Je le désirais… Je mis ma main sur sa nuque et caressai doucement son cou tout en enfonçant mes ongles dans sa peau. Plus nos corps se rapprochaient, plus il se concentrait sur la conduite, comme pour ne pas donner d’importance à ce qui allait se passer. Je me rendais compte du pouvoir que j’avais sur lui, et prenais plaisir à voir son sexe se gonfler dans son jean troué… Je lui soufflais légèrement dans l’oreille, et posai ma main sur sa cuisse. Il se tourna vers moi comme terrifié. Je faisais semblant de ne pas le voir et gardais ma main bien au chaud au creux de son aine. Il arrêta la voiture, jeta son corps d’adolescent sur mon corps de femme. J’avais envie d’une lutte dans cet espace confiné. Je le repoussais et l’enfonçais bien profond dans son fauteuil, je l’enfourchais pour sentir son sexe dur se coller contre mon clitoris gonflé. Son souffle s’entrecoupait, et une envie goulue se dégageait de lui. Il me renifla, me toucha, me serra, me regarda. Il s’étendit longuement sur mes seins me mordit les tétons, les lécha avec application, les pinça, grossièrement, remplit de la peur des premières fois.

10.7.10

Le Bal

Cherry doudou,

Une drôle de sensation m’a envahi à la lecture de ta lettre. Un moment de trouble entre ici et là-bas, là-bas et ici. Comme une confusion d’espace temps et moi qui ne sais plus trop…

J’ai repensé à Bruxelles, ses vitrines de tenues de domestiques, son canal orné de moulins à vent. Je me suis souvenue de ma boite à bijoux aux initiales de ma grand-mère (les mêmes que moi) dans laquelle il n’y a jamais eu de bijoux mais des échantillons de tout ce que je trouvais, ce qui lui a donné une odeur telle que je ne supporte plus de l’ouvrir, à mes cols en dentelles et mes chaussures vernies, à mes faiseurs de rêves, aux mots … de trop, à notre impossibilité à nous regarder, à nous entendre, à nous aimer, aux barricades, aux rêves de lendemain, à Boris, Barbara, Jacques, et Léo…

Et puis j’ai regardé autour de moi, j’ai vu des vitrines détruites, un semblant de canal sans vent qui draine tous les détritus de la ville. J’ai vu également des restes de boites à trésors de grand mère, des fatras de chaussures vernies pour la rentrée, d’innombrables faiseurs de rêves un peu abimés, et j’ai pensé à d’autres mots, à mon impossibilité à comprendre ce monde, à entendre l’incroyable, aux barricades partout toujours, et aux rêves de lendemain comme seule issue et à ceux qui les chantent : ram, belo, barricade crew.

Ici, là-bas, là-bas, ici,

En créole on dit mwen prale lot bor (en fait en entier : lot bor dlo), traduction de je pars à l’étranger, littéralement cela donne je pars de l’autre coté de l’eau, incroyable…

Et partout on danse…le concorde, à Jacmel, boite de nuit à moitié démolie et pourtant…



Un orchestre, les invincibles, se met en place, une dizaine de personnes sur scène, saxo, trompettes, guitare, percus, clavier, chanteur, et des balances qui n’en finissent pas. Le vrai BAL, tenue correcte exigée, toutes les femmes sont belles, moulées et parées de leurs plus beaux bijoux, et les hommes à leurs bras bien orgueilleux. Le temps d’entamer quelques rhums et la musique démarre, saturation des basses, le micro du chanteur ne fonctionne plus. Les longues heures de balances n’ont pas suffi…. Cette musique me rappelle une image lointaine que j’avais des Caraïbes, avant les hôtels de luxe, les plages saturées de béton, et les excès du tourisme en tout genre. Dans ce décor, une blanche se fait vite repérer et je suis invitée à chaque danse. Pas facile de trouver ses marques dans cette danse collé-serré où il faut se laisser guider par l’autre. Le rhum aidant, je prends le rythme, je me risque même à parler quelques mots de créole.

Fin de soirée, 3ème bouteille, je suis à l’aise, le rythme dans la peau, je débite sûre de moi les mots de créole appris dans la soirée. Mon partenaire me répond dans un français impeccable « je ne parle pas le créole, je suis malien », …apriori…, histoires d’étrangers.

Je ramène tout le monde la tête en vrac, et je me souviens de nos grandes virées marseillaises, moi au volant, toi co-pilote, peu importe la route.
Lendemain, retour du bal, retour à Port au Prince… Une tempête nous prend par surprise sur la route, dans la voiture, le silence se fait, les têtes sont baissées, les regards hagards, personne ne parle mais tout le monde voit. Des milliers de gens sous tentes ou même parfois sous bâche,s dans des terrains inondables, en bas de montagnes dépourvues d’arbres capables de retenir la boue. Les gens s’agitent, se pressent, courent dans tous les sens, sans bruit, la nuit en plein jour, des éclairs de lumière, le silence d’une ville agitée…

Il pleut dans ma tête, je pense aux chats, aux bals, au canal, aux chèvres, aux brosses en poils de cochon, à crier à la tête des passants, à danser encore et encore,

L’espoir est vendeur, je regarde tout ces gens de la coopération, des ONG, des organisations internationales, je me demande si tous ont de l’espoir. Ou plutôt je me demande si c’est parce qu’ils ont de l’espoir qu’ils font ce travail. Traven dit que c’est l’espoir qui nous rend esclaves, et moi et moi et moi…qu’est ce que j’en dis ?

Lundi, message du patron, pression d’en haut, il parait qu’un certain Nicolas est venu en Haïti récemment. Ce Nicolas a serré la main d’un jeune garçon, et s’est pris d’affection pour lui. Avait-il les yeux fermés au moment de serrer la main des autres ? Notre mission si nous l’acceptons, et bien sûr nous l’acceptons (certain se poseront-ils même la question ?) est de sauver Ce petit garçon de 17 ans.

Pourtant Nicolas ne me donne pas le mode d’emploi : fermer les yeux quand je vois les autres, éviter de crier d’effroi quand je leur annonce que ce garçon bénéficie d’une aide parce qu’il a serré la main à un blanc très important, ravaler ma haine quand chacun d’entre eux me raconte son histoire chaque fois plus terrible, chaque fois plus triste, pouffer de rire quand Nicolas nous parlera de sa vision de l’aide au développement.

La pluie s’est arrêtée, et dans ma tête ça continue, je prends mon premier cours de créole… Je veux comprendre. Haïti, petit pays, beau pays, 1er pays à s’être rebellé contre l’ordre établi, 1er pays à avoir déclenché les émeutes de la faim. Et pourtant partout, l’occupation, la manipulation… la coopération.

Alors, je pense à toi, à nos inventions de jeux et à nos inventaires de je.

Mwen vini poco lot bor,

Ta cherry coco

19.6.10

Port-au-Prince, le 18 Juin

Port au Prince, 18 juin, 18h30
Bruxelles, 19 juin, 1h30

Cherry,

Étrange pour moi ce moment ou je sais que tu dors et que pour moi la journée n’est pas fini. Souvent, le soir en Mauritanie, je regardais les étoiles et je me disais que tu jetais peut être un coup d’œil au ciel toi aussi quelque part, histoire de connexion.

Décalage horaire, décalage ordinaire…

Ma première semaine à Port au Prince prend fin, et s’accompagne de son premier moment de calme depuis mon arrivée.

Je me rends compte que l’arrivée dans une ville ressemble à une rencontre amoureuse, on se protège, on hésite, on balbutie, on veut se montrer sous son meilleur jour. Port au prince est de ces rencontres qui vous entrainent, qui vous enivrent, qui ne vous laissent pas le choix. Défilés d’images intenses, sans explication de texte. Pourtant Port au Prince, n’est pas quelqu’un qui t’accueille à bras ouvert, elle ne te fait pas confiance, elle ne te prend pas dans ses bras. Tu hésites à te laisser porter dans ses rues, chaleur accablante, moustiques énervés, immeubles effondrés, et gravats désordonnés.

Sur mon chemin, j’ai rencontré la faim également, drôle de rencontres. Il faut imaginer le décor : 1 300 tentes alignées les unes derrière les autres sur un parterre de rocaille au pied de montagnes dépouillées de tout arbre, des latrines au milieu de tout ça comme seul élément de diversion, une chaleur étouffante bien sur.... Les gens du camp n'ont plus rien à manger et se tapent dessus à se blesser grièvement. La faim est absolue, presque passionnelle, elle t’empêche de penser, elle t’empêche d’espérer. Elle prend toute la place.

Pour répondre à cette faim, je suis sensée créer de l’activité. Quelle ironie quand tu sais que moi-même je n’ai jamais trouvé un véritable sens au mot « activité ». Il me faut donc m’interroger pour donner du sens à un mot qui en manque. Peut être que c’est ici qu’intervient l’instinct de jeu…

J’ai comme l’impression que les haïtiens possèdent cet instinct de jeu. Conversations surréalistes à Cité soleil, fameuse cité interdite, similis humains errant sans laisse….

Dans ce lieu interdit, la comédie est partie prenante : trouver l’ironie et l’amusement devient une question de vie ou de mort.

Il suffit d’observer la langue également : le créole, véritable jeu avec les mots et les sonorités. On joue avec les contractions et les décontractions. A ce sujet j’ai vécu un très beau moment, de ces moments ou je pense à toi parce que je sais que tu les aurais aimés. Un collègue à moi pour me montrer la beauté de sa langue m’a lu des poèmes en créole écrit par un militant de gauche. Ironie, drôlerie, instinct de jeu, je le retrouverais pour que nous puissions le poster. Une chose m’a frappé comme à chaque coin du monde, la liberté qui compte bien plus que tous les dogmes sur le développement.

Cela m’a fait penser à cet homme à qui tu as parlé qui t’interroge sur tes lectures, quelle belle rencontre également !

Et toi ma cherry, raconte moi tes jeux, raconte moi ta vie, ta ville, ces gens que tu croises ou qui t’accompagne. Raconte-moi l’ironie et la légèreté qui parfois me manque…

Je pense à toi, tu me manques….


Ta Cherry-blossom